Partage d'évangile quotidien
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Trop évident !

Lun. 24 Janvier 2011

Marc 3, 22-30 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. » 

Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. 

« Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. » 

Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » 

 

 

Le paradis perdu, par He-Qi

 

 

voir aussi : L'homme fort

On peut discuter sur le fait qu'un miracle, ou ce qui apparaît comme tel, soit ou non forcément un bien. De nombreuses sectes produisent de tels signes. Une guérison physique est-elle souhaitable si elle ne s'accompagne pas d'une guérison spirituelle ? A ce compte, la médecine moderne pourrait être considérée aussi comme faiseuse de miracles.

Le test le plus sûr que la guérison ait été aussi spirituelle est la durée de la guérison physique. Si la guérison physique est complète et définitive, c'est que le spirituel aussi a été guéri. Mais cela suppose de pouvoir attendre qu'une personne guérie finisse par mourir de sa belle mort, pour se prononcer. Nous pouvons supposer que tel a été le cas pour les personnes que Jésus guérissait, mais au moment de cette controverse rien ne pouvait en être dit.

La position des scribes n'a donc rien de surprenant. Et leur questionnement est exactement le même que le notre aujourd'hui, encore que nous savons bien, nous, que Jésus n'a pas cherché à utiliser ces signes à des fins personnelles, ce qui n'était pas forcément aussi évident à conjoncturer à l'époque. Il n'était pas possible de savoir où mènerait toute cette agitation qui grandissait autour de sa personne, s'il ne finirait pas par prendre la tête d'un mouvement révolutionnaire pour servir des desseins dont on ignorait tout si ce n'est qu'ils serviraient au moins sa gloire personnelle.

A chacun de se positionner : Jésus a-t-il vaincu Satan ou faisait-il, consciemment ou non, son jeu ?

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