Partage d'évangile quotidien
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Joie exemplaire

Jeu. 2 Mai 2013

Jean 15, 9-11 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

« Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. 

« Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. 

« Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. » 

 

 

Le chant des anges, par He-Qi

 

 

voir aussi : Et c'est pas triste, Recette de la joie, Chaîne de joie

Encore une fois, cette répartition des rôles entre le Père, Jésus, et des hommes, n'est pas admissible. Elle ferait de Jésus le seul interlocuteur du Père, les hommes devant pour leur part se tourner vers Jésus. En d'autres termes, Jésus vient prendre la place du Père pour les hommes. C'est absolument contraire à ce que nous apprenons de Jésus par les synoptiques, c'est contraire aussi à ce que dit l'évangile de Jean lui-même en d'autres passages. Jésus proposait sa relation au Père comme un exemple, en ce sens il se considérait dans un rôle de frère vis-à-vis de nous, pas dans un rôle de maître. Nous en avons encore un exemple ici-même avec cette joie dont il veut que nous soyons comblés.

Nous ne pouvons imaginer que cette joie qu'il nous souhaite soit de la sorte de cette joie frelatée dont les nobles, du temps de la royauté, voulaient faire profiter leurs 'gens' quand eux-mêmes avaient une raison de se réjouir ! Nous ne pouvons imaginer que la joie que nous souhaite Jésus ne soit qu'une joie au rabais, parce qu'elle ne pourrait jamais être la même que la sienne ! Jésus tirait sa joie de sa relation personnelle et spécifique au Père, et il souhaitait, sans aucune arrière-pensée, sans aucune restriction, que nous connaissions la même joie, que chacun puisse entrer dans exactement la même relation que lui avec le Père. Nous devons absolument cesser de considérer que Jésus serait, par nature, différent de nous, si nous voulons cesser de le trahir.

D'aucuns prétendront qu'il y a là un immense orgueil : se prétendre l'égal de Jésus ? C'est précisément le contraire. Il faut immensément d'humilité pour accepter que cet homme ait fait ce qu'il a fait, soit allé jusqu'où il a été, tout en n'étant, comme nous, qu'un homme. C'est là que sa grandeur nous écrase vraiment, nous qui sommes tout juste capables, tout au plus, de nous tenir debout. S'il n'est vraiment qu'un homme, comme nous, alors son exemple est infiniment plus vertigineux que si on le dote d'une nature divine, quoi qu'on entende par là, mais qui, en tous les cas, minimise l'importance de ses mérites, d'une part, et d'autre part nous dédouanne de le prendre sérieusement pour modèle puisque, de toute façon, nous ne serions par nature pas aptes, dans une incapacité intrinsèque, à faire comme lui.

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