Vade-mecum
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
Cette fois, les choses vraiment sérieuses commencent. On va voir ce qu'on va voir, avec ces équipes de vrp de choc, c'est par six que l'impact du ministère de Jésus va être multiplié. On passe à la vitesse supérieure, toute la population doit être atteinte.
Vraiment rien à voir avec Jean-Baptiste qui attendait que les gens viennent à lui, avec autour de lui certes des disciples, mais pas d'organisation. Jésus annonce un Dieu qui vient au-devant de son peuple. Pour cela, il n'arrête pas de se déplacer, et il structure ceux qu'il appelle, et leur donne un programme avec des objectifs et des moyens. Une entreprise pensée sinon planifiée. Et les conditions d'exécution sont cohérentes avec le message : on proclame la venue imminente du royaume, comment s'encombrerait-on de bagages ? Pas de temps non plus pour tergiverser : on vous accueille, cela suffit, ne cherchez pas un mieux illusoire ; on vous rejette, ne vous obstinez pas, donnez-leurs en seulement acte et poursuivez ailleurs. Tout cela montre bien le sentiment d'urgence qui les habite.
Les résultats sont-ils à la mesure des espérances ? Est-ce à l'ouvrier d'en juger ?


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